John Utaka, le sourire éclair du Nigeria sur les pelouses de France
Du Stade Rennais à Montpellier, en passant par Portsmouth et la Coupe d'Afrique : retour sur le parcours d'un ailier électrique qui a fait vibrer plus d'un Parc des Sports.

Un attaquant venu d'Enugu pour faire trembler l'Europe
Né le 8 janvier 1982 à Enugu, John Utaka débarque en France à peine majeur, après ses premières classes à l'Al-Sadd au Qatar. Le Stade Rennais lui ouvre les portes de la Ligue 1 en 2003, et tout de suite, on comprend qu'on n'a pas affaire à un simple ailier : une accélération de feu, un dribble sec, et ce sourire qui ne le quitte jamais — même à 100 km/h le long de la ligne.
L'ère Lens, puis Pompey
Deux saisons plus tard, direction le RC Lens. Bollaert tombe sous le charme : 14 buts en deux exercices, des soirs européens où il rend chèvre des défenseurs deux fois plus expérimentés. En 2007, Portsmouth met les billets sur la table — autour de 7 M£, joli pactole pour l'époque. Et c'est là que John Utaka entre dans la légende anglaise en soulevant la FA Cup 2008, l'un des plus beaux trophées de sa carrière.
« Quand j'ai marqué à Wembley, j'ai senti tout Enugu derrière moi. »
Le retour en France, et Montpellier la magique
Mais c'est sans doute son passage à Montpellier qui restera dans tous les esprits français. Champion de France 2012 avec le MHSC d'Olivier Giroud, René Girard et Mapou Yanga-Mbiwa, John pose sa bonne humeur dans un vestiaire mythique. Le sacre face au PSG version Ancelotti, c'est aussi un peu son histoire à lui : celle d'un attaquant qui n'a jamais lâché, même quand on lui répétait qu'il était trop discret pour briller.
Avec les Super Eagles
Côté sélection, plus de 45 capes avec le Nigeria, deux participations à la Coupe du Monde (2002, 2010) et plusieurs CAN. Une carrière internationale longue, fidèle, à l'image du joueur : pro jusqu'au bout des crampons.
Le sourire d'un mec bien
Demandez à n'importe quel ancien coéquipier ce qu'il retient de John Utaka : on vous parlera d'un dribble, oui, mais surtout d'un gars d'une gentillesse rare, qui faisait rire le vestiaire et respectait tout le monde, du capitaine au kiné. Ce genre de joueur dont le football amateur rêve : pas une diva, juste un grand bonhomme qui aime le ballon.
Merci John
Merci pour les nuits de Coupe d'Europe, pour le titre 2012, pour ce sourire éternel. Si un jour l'envie te prend de retoucher du gazon en région parisienne ou ailleurs, sache que Squad12 te garde une place au chaud — il y a toujours un vestiaire amateur qui rêve de t'accueillir, ne serait-ce que pour un tournoi entre potes. Naija no dey carry last — on t'attend.
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